S'éveiller à sa Puissance Créatrice pour être pleinement Soi

  • Google+
  • LinkedIn
  • YouTube
 

Relation de couple et autonomie affective

Posté par Danièle Péralez dans Bien Être en Soi, Blog, Développement Personnel, l'union du Féminin et du masculin, La question du mois 13 Juin 2016

On pourrait voir la vie de couple à travers tous les défis qu’elle propose à chaque partenaire de relever, et qui invite chacun à voir dans l’autre, le reflet de ce qu’il projette, et dont il n’a pas toujours conscience. Parmi ces défis, il en est un auquel peu de couples pour ne pas dire aucun, n’échappe; ce défi est celui de la longévité !

La vie en couple oblige à se remettre en question chaque fois qu’un événement vient en perturber l’équilibre et l’harmonie. On a beau se dire que rien n’arrive pas hasard et que tout ce qui se présente à nous, n’a qu’une une seule raison d’être,  celle de nous réveiller, et de nous faire avancer vers ce qu’il y a de meilleur pour nous, il n’en reste pas moins, que lorsque l’on se sent menacé de perdre l’être que l’on aime, on perd un peu notre capacité de discernement.

C’est la situation que vit Olivier et dont il me fait part en ces mots:

Je suis en couple depuis plusieurs années (il s’agit d’une d’une seconde union) et je suis heureux dans mon couple car nous partageons avec ma compagne beaucoup de valeurs communes. Mais depuis quelque temps je m’interroge, car je la vois évoluer, et j’ai parfois l’impression que la place que j’occupe dans sa vie, se rétrécit. Lorsque nous en discutons, elle tente de me rassurer en me disant que ses sentiments pour moi sont toujours là, qu’elle se sent bien à mes côtés mais qu’elle a  besoin d’espace et de temps pour elle seule ; et qu’il lui est parfois difficile de trouver cela au sein de notre couple. Comment comprendre sa demande, la respecter, sans en souffrir ? …

Avant de répondre directement à cette question, je voudrais vous partager 2 ou 3 choses qu’il me semble important de comprendre sur le couple, du moins tel qu’il est en train de se redéfinir ces dernières années.

Il faut savoir que le concept du couple est relativement récent, il a tout juste une cinquantaine d’années ; auparavant du temps de nos parents, de nos grands parents, le mot couple n’était quasiment pas utilisé, comme s’il n’avait pas d’existence en tant que tel ; on parlait de mariage, puis plus tard de concubinage pour définir l’union libre, ce qui permettait de définir l’état civil des personnes. Puis les années 60-70 ont vu émerger des courants féministes visant à la  libération de la femme, et à leur égalité en droits face aux hommes.

Aujourd’hui le couple est davantage perçu comme l’union de deux individus plus ou moins autonomes, qui décident de partager leur vie, sans que la notion d’engagement qui ne s’inscrive plus forcément dans la durée. Je dirai que la qualité de la relation a pris le pas sur les notions d’engagement et de longévité.
Le défi pour les personnes qui aujourd’hui ont entre 40 et 60 ans, a été de vivre cette transition, et de tenter de transposer le modèle parental dans un contexte totalement différent.  Ce qui n’a pas toujours été facile !

Le second point porte sur cette notion même d’engagement. Sans verser dans le stéréotype il est juste de reconnaître que la notion d’engagement reste très chère à la femme, qui va rechercher l’engagement de son partenaire dans la nature et la qualité de la relation. La femme a besoin de faits, car pour elle les faits engagent. Tandis que l’homme vit l’engagement davantage au niveau physique et sexuel dans les premiers temps de la rencontre, car il lui faut plus de temps pour tisser des liens forts, et construire une relation  dans laquelle il entrera plus tardivement que sa partenaire.

Le dernier point, porte sur le fait de considérer le couple comme l’union de deux êtres en devenir, le couple va donc connaitre des cycles, des variations, au gré de l’évolution propre à chacun des 2 partenaires , et nous savons bien que nous n’évoluons pas tous au même rythme, et que nos besoins respectifs ne se situent pas toujours au même niveau que l’autre, ni au même moment.

On le voit bien dans ce qu’exprime Olivier, lorsqu’il dit que sa compagne «évolue». Et oui, elle évolue à l’intérieur même de ses dimensions de femme.  Les besoins qui étaient les siens il y a quelques années ne sont plus les mêmes aujourd’hui. Tout comme ceux d’Olivier d’ailleurs !

La vie nous façonne, et à travers les événements, les rencontres, parfois même ce que l’on appelle des accidents de la vie,  nous apprenons de nos expériences, et nous évoluons vers ce qui est le plus en accord avec qui nous sommes profondément ; c’est du moins ainsi que les choses  ont été originellement prévues !

Donc toute tentative qui consisterait à résister à ce qui est, dans le cas présent, à l’évolution du partenaire, serait vaine, et ne contribuerait qu’à mettre de la distance et de l’incompréhension entre Olivier et sa compagne.

Derrière la question d’Olivier, j’entends que ce qui le préoccupe, l’inquiète, n’est pas tant le fait de l’évolution de sa compagne, mais davantage le fait qu’il perçoit cette évolution  comme une menace pour lui-même.  La menace de perdre sa femme qu’il aime, de la voir s’éloigner, la menace de perdre son amour, et peut-être aussi ne plus être aimé pour ce qu’il est, et tel qu’il est à ce jour. Il craint que la femme qu’elle est en train de devenir, se mette à ne plus l’aimer, à ne plus aimer ce qu’il incarne.

Sans détailler ici les principes de la loi de résonance et de manifestation, je rappellerai juste que l’on attire à soi,  tout ce vers quoi nos pensées sont tournées de façon quasi obsessionnelle. Il est donc important de veiller aux pensées que nous entretenons !

J’invite chacun à se libérer de ses peurs, en sachant bien que cela demande du courage car cela suppose, d’accepter de se laisser traverser par ses peurs sans se juger, mais en essayant d’en comprendre l’origine afin  de les dépasser pour mieux s’en libérer.
Il peut être plus aisé de commencer en se demandant qu’est-ce que cette peur a à m’apprendre sur moi-même, sur quoi repose-t-elle dont je n’ai encore pris conscience.

Derrière la  peur de perdre l’amour de l’autre, on décèle souvent la peur d’être rejeté ou abandonné. Ces peurs sont toujours liées à une blessure de l’enfance, et témoignent  d’un besoin d’estime de soi, et donc d’un amour pour soi qui est en attente.

J’ai peur de ne plus être aimé, car je ne me sens pas aimable, je pense que je ne suis pas assez bien, assez beau, assez intelligent, assez riche, assez audacieux, assez courageux … pour mériter l’amour de l’autre.

Voilà quelques-unes des pensées que notre mental fait tourner en boucle entre nos deux oreilles.

La nature des pensées qu’Olivier nourrit depuis plusieurs semaines,  agit sur son état émotionnel et font qu’il se sent selon les jours triste, abattu, découragé, parfois même trahi et en colère. La seule personne qui entretient sa peur lui-même ; la peur se nourrit de la peur.
Lorsqu’on cesse de la nourrir par des pensées récurrentes, elle finit par disparaître.

Je dis souvent qu’on ne rencontre véritablement l’autre que lorsque l’on s’est soi-même rencontré.  Avant on ne fait que vivre des expériences, des relations, dans  lesquelles nous projetons  sur l’autre nos besoins non satisfaits, nos manques, et nos attentes ; et c’est sans doute une des raisons qui fait que tant de 1er voire même de 2ème relation de couple, ne résistent pas à l’épreuve du temps.

Pour autant, il n’est pas nécessaire de vivre une séparation pour se trouver et trouver l’autre. Ces rencontres peuvent tout à fait se vivre au sein d’une relation dans laquelle chaque partenaire s’accorde le droit d’être à l’écoute de ses besoins et accorde à l’autre le même droit ; et c’est ainsi que l’on permet à la relation d’évoluer sans que l’un ou l’autre ne se sente en danger, ni menacé.

La relation amoureuse est sans doute la plus belle occasion qui nous soit donnée de révéler et de créer l’idée la plus élevée que nous nous faisons de nous-même ; or la plupart d’entre nous, voyons dans la relation amoureuse, la plus grande occasion de mesurer à quel point l’autre est à la hauteur de nos idées, et nous à la hauteur des siennes.

Dans la relation à l’autre nous passons beaucoup trop de temps et d’énergie, à nous préoccuper de l’autre.
Alors j’entends déjà certains dire, mais c’est ça l’amour. Je répondrais que oui, c’est une forme d’amour, mais  c’est un amour qui attache, qui créée une dépendance affective ; ce n’est pas l’amour qui permet à l’un et à l’autre de révéler la part la plus élevée de son être, ce n’est pas un amour qui accueille la relation dans un espace d’autonomie affective.

S’oublier au profit de l’autre, se sacrifier comme certains disent, attacher sa vie à l’autre, dépendre de l’autre, de sa présence, pour être bien, pour être heureux, pour goûter les plaisirs de la vie, pour créer, pour Être simplement Soi , ce n’est pas ce que j’appelle l’amour, c’est de l’attachement.

Et il arrive toujours un moment dans le couple, où l’un des deux partenaires, ressent le besoin de se sentir libre, de se donner les moyens d’exister pleinement dans la relation mais aussi, en dehors de la relation ; et cela ne signifie pas que le sentiment amoureux ait disparu, ou soit moins intense ; non, l’amour en tant qu’énergie vivante et vibrante est simplement en train de se transformer, et de nous permettre à chacun d’évoluer.

Il n’existe aucune relation amoureuse qui n’évolue ; le  ils s’aimèrent, se marièrent eurent beaucoup d’enfants et vécurent heureux jusqu’à la fin de leurs jours, ça c’est dans les comtes de fées ; c’est une illusion, et nous le savons bien !

Ce que vous vit  Olivier, est une merveilleuse occasion de s’occuper de lui. C’est le message fort que lui renvoie le miroir de sa compagne.

A travers sa propre expérience elle l’invite, pas forcément de façon consciente,  à évoluer lui aussi ; elle offre ainsi à leur couple la possibilité d’évoluer lui aussi.

Mais il ne s’agit que d’une invitation, Olivier a le libre choix de l’accepter, de l’ignorer, ou de la refuser.  Cela dépend de lui, et engage sa responsabilité.  Je l’invite à se demander que ferait l’Amour à ma place ?

De quelle façon Olivier peut-il lui aussi évoluer  et vers quoi ?
Cette question pourrait faire l’objet d’un autre échange avec lui, car il il s’agit là d’un sujet parallèle. Néanmoins Olivier peut dès lors  réfléchir à ce qu’il pourrait mettre en place pour rassurer cette part de lui qui a tant besoin d’amour. Comment peut-il développer une relation plus aimante avec lui-même, et se donner cet amour dont il a croît manquer, sans avoir à l’attendre de sa compagne, ou de quiconque d’autre.

Un des facteurs de réussite du couple, mais aussi de toute relation quelle que soit sa nature, tient à l’amour que chacun a su développer avec lui-même; car qui ne sait s’aimer Soi, ne peut aimer l’Autre.

Tant que l’on n’arrive pas à s’aimer soi, on se tourne vers l’extérieur pour combler le manque d’amour. Or l’autre n’est absolument pas là pour ça. Il est là pour sa propre évolution, il participe certes à la nôtre, mais le plus gros du travail c’est à nous de le faire ; et tant que nous refusons de le voir ainsi, nous ne faisons que répéter des situations d’échec, de frustration, et de souffrance. C’est vrai au niveau du couple, mais ça l’est également au niveau familial, amical, ou professionnel.

Il est parfois nécessaire de se faire accompagner pour déceler toutes nos richesses intérieures, tous nos talents, toute notre valeur, et ouvrir cette porte qui mène à l’amour de Soi.

L’idéal est pour moi est de parvenir à conjuguer le sentiment ou l’état amoureux  qui est l’état naturel de l’être humain, avec tout ce que cela suppose d’émois, de conjuguer donc l’état amoureux à l’autonomie affective ; c’est-à-dire de vivre l’émotion, libérée de toute forme de dépendance et d’attachement.

Voici quelques affirmations  que je vous propose pour traduire cela :

Je m’aime, mais je ne dépends pas de la personne aimée pour me sentir heureux-heureuse.
Je m’aime, et je me sens complet ou complète même si l’autre n’est pas présent à mes côtés.
Je m’aine, je suis amoureuse, amoureux, mais je ne me sens pas abandonné ou rejeté en l’absence de l’être aimé.

Plus Olivier s’aimera lui-même,  plus il se  sentira aimé, et plus il sera en capacité d’ouvrir son cœur, sans crainte d’être blessé.

Je voudrais vous partager deux phrases extraites de Conversation avec Dieu de Neale Donald Walsch qui disent ceci :

Toutes les actions humaines sont motivées à leur niveau le plus profond, par l’une de ces deux émotions : la peur ou l’amour.

Le but de la relation n’est pas d’avoir quelqu’un d’autre qui pourrait te compléter, mais d’avoir quelqu’un d’autre avec qui tu pourrais partager ta complétude.

Voyez en quoi ces phrases résonnent  pour vous.

A très bientôt, et d’ici là prenez bien soin de vous car vous êtes la personne la plus chère pour vous-même !

Lien vers la vidéo 

Si comme Olivier, vous avez envie de m’adresser une question, c’est facile; il suffit de vous inscrire sur mon blog via le lien ci-dessous*, et de m’adresser votre question à l’aide du formulaire  La Question du mois

Accueil – Enrichissez Votre Vie

*je réponds aux questions des personnes inscrites sur mon blog

 

Partagez sur 

Postez un commentaire

Inscrivez-vous et recevez mon InfoLettre mensuelle