S'éveiller à sa Puissance Créatrice pour être pleinement Soi

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« Oui, mais … »

 

« Oui, mais … »

Posté par Danièle Péralez dans Blog, du Moi au Soi, Être- Penser- Agir 26 Avr 2018

L’idée de ce billet m’est venue il y a quelques années suite à une expérience vécue et qui fut suffisamment signifiante pour me donner l’envie de la partager.

J’étais à Paris dans le métro en compagnie d’un ami que je vais nommer ici Charles. Nous regardions les gens autour de nous quand Charles me dit à peu près en ces termes : « Tu as vu la tête que font les gens, on voit qu’ils ne vont pas bien. Il faut dire qu’il y a de quoi ; la plupart sont enfermés dans leur vie, prisonniers de leurs engagements, ils n’ont pas vraiment le choix de faire autrement que de se résigner à une vie qui ne leur convient pas ».


Charles oubliait qu’il était en train de dire cela à quelqu’un – moi en l’occurrence – qui venait tout juste de quitter le confort douillé d’une sécurité matérielle pour un avenir où tout était à construire, à re-construire devrai-je dire, en commençant par moi-même, puisque cette transition de vie avait aussi emportée sur son passage une belle relation amoureuse. 

Ce qui ne tue pas rend plus fort. Nietzsche

Charles a été témoin de cette période de ma vie, et pourtant la seule chose qu’il trouva à me répondre lorsque je le lui rappelai brièvement ma situation, fut : « Oui, mais toi tu as assuré tes arrières. »

Mais de quels arrières parlait-il ?
Des indemnités légales de chômage, de la cinquantaine qui approchait, d’un prêt immobilier à rembourser et d’une blessure affective à refermer. Où bien voulait-il juste me rappeler qu’il me restait encore un toit sur la tête ! 

Il ne m’a pas semblé utile ce jour-là d’approfondir le sujet. Je percevais qu’il n’était pas en capacité d’entendre, et que peut-être même les choix que j’avais faits pour moi-même aussi difficiles furent-ils, était une façon de lui rappeler que notre première prison est notre prison intérieure. 

Des « Oui, mais … »  je suis sûre que vous en connaissez, n’est-ce pas ?

Les Oui, mais … trouveront toujours une bonne raison pour ne pas aller au bout de ce qui ils sont.

Les  Oui, mais … vivent au fond d’eux-mêmes une contradiction, une dualité, une césure entre ce que leur susurre leur Moi profond et ce que leur dictent l’esprit, la raison, le mental, les peurs, les conditionnements. Ils voudraient bien, ils aimeraient tant, ils pensent que oui c’est possible, mais pour les autres par pour eux, alors ils n’osent pas, ils restent en mode pilotage automatique de leur vie.

Parfois c’est aussi l’environnement qui n’est pas aidant. Les personnes qui nous sont le plus proches sont souvent celles qui nous aiment le plus, mais aussi celles qui nous freinent, qui cherchent à nous raisonner, à nous retenir, à nous dissuader. Alors nous commençons à douter, à craindre, à nous sentir coupables, jusqu’à parfois renoncer à un projet qui pourtant nous tenait profondément à coeur.

Nous sommes tous à des degrés et à des moments différents de notre vie des Oui, mais … . Nous pouvons reconnaître cette attitude lorsque nous ressentons un tiraillement profond entre ce qui est juste, bon, bénéfique, cohérent pour nous-même, ce qui nous ferait vraiment plaisir, et qu’à cela nous opposons ce que nous devons faire, ce qu’il est bien, mal, normal de faire.

Comme le montre l’extrait du film de Oui, mais  nous nous obstinons parfois à ne pas voir, entendre ou accepter les solutions qui nous sont proposées, ou que nous-même pouvons imaginer, comme si nous avions un bénéfice secondaire à entretenir notre problématique.

Le fait d’en prendre conscience et de s’interroger sur cette posture, de se demander quels bénéfices nous pensons trouver à entretenir une situation inconfortable, c’est en soi déjà reconnaître que nous avons notre responsabilité à engager dans l’acceptation ou non, des situations que nous vivons. 

Ni dans l’air, ni au milieu de l’océan, ni dans les profondeurs des montagnes, ni dans aucune partie de ce vaste monde, il n’existe de lieu où l’être humain puisse échapper aux conséquences de ses actes.  Boubbha

 

 

Si je désire aider une personne je ne vais pas lui dire ce qu’elle doit faire, ni comment elle doit penser; je vais l’écouter me parler d’elle, de ses difficultés, de ses désirs, de ses projets, je vais lui poser des questions afin de ressentir quel est son besoin du moment, sans juger, sans interpréter, sans chercher à imposer ma vision de la situation.


Pour compléter la lecture de ce billet je vous propose quelques clés pour vous aider à vous protéger des Oui, mais …

 

 

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