S'éveiller à sa Puissance Créatrice pour être pleinement Soi

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Invitation à la méditation

 

Invitation à la méditation

Posté par Danièle Péralez dans Blog, Eveil & Spiritualité 31 Mai 2015
Avant de faire l’expérience par moi-même de la méditation, je me posais autant de questions sur la façon de pratiquer, que sur son utilité.

Qu’est-ce que cette pratique devait bien pouvoir procurer à la personne, et qui mérite que l’on reste immobile, silencieux, les yeux fermés, installé dans une position qui me semblait peu confortable.

J’étais curieuse de savoir et je me sentais attirée par cette pratique, mais je pensais que cela n’était pas adapté au tempérament plutôt actif qui est le mien.

C’est par le yoga il y a quelques années que je suis arrivée à la pratique de la méditation. Je tiens à préciser que je ne suis pas une grande méditante. Ma pratique ne respecte pas en tous points les règles de la méditation telle qu’enseignée par les grands maîtres, mais cela ne me semble pas être le plus important car au-delà du rituel, l’Essence-Ciel se passe à l’intérieur de Soi et entre Soi et le Tout.
Ce n’est pas en suivant un mode d’emploi que l’on apprend à méditer, mais bien en pratiquant. Quelques bonnes bases suffisent pour commencer, il est toujours temps ensuite d’aller plus loin si on le désire, ceci vaut d’ailleurs pour quelle qu’activité que ce soit.

Pour ma part je tente de pratiquer chaque jour le matin au réveil, et le soir avant de m’endormir, et selon le besoin que je ressens de me relier à mon Soi et au Tout. Si je suis dans un lieu qui le permet, j’allume une bougie, je fais brûler de l’encens et je m’entoure de quelques objets qui ont une valeur spirituelle pour moi.
Mais il m’arrive aussi de pratiquer allongée sur le sable, assise en pleine nature, en me promenant ou en faisant mon ménage.

 

Chaque fois que je suis dans la pleine conscience de ce que je fais, je me sens reliée à quelque chose de profond en moi qui me donne cette sensation d’exister et de me sentir reliée à une énergie qui me dépasse. Ces moments-là sont pour moi des états méditatifs.

 

La pratique de la méditation m’a appris que je pouvais suspendre le temps, pour entrer dans un espace ou le temps et l’espace n’existent pas. Le plus difficile sans doute au début d’intégrer ce concept qui est de cesser de Faire pour se consacrer pendant un temps à l’Être ce que nous sommes.
La société occidentale nous propose un modèle qui nous persuade que pour exister il faut tout le temps être en train de faire quelque chose. Lorsque nous ne faisons rien, nous sommes souvent gagnés par un sentiment de culpabilité, et l’impression de temps perdu. En fait lorsque nous ne faisons rien, il se passe des choses, mais ces choses ne se voient pas, ne se quantifient pas, ne se monnaient pas, n’ont pas de valeur (à priori) pour notre entourage ni pour la société.
Nous savons que toute la journée et même la nuit pour celles et ceux qui ont des problèmes de sommeil, nous ne cessons un seul instant de penser, le flux de nos pensées coule en permanence. Même si nous arrêtons nos activités physiques, le mental lui ne s’arrête jamais. Il nous arrive à tous de nous dire ou de penser, qu’est-ce que j’aimerais bien arrêter de penser, reposer un peu mon esprit.

Eh bien, c’est cette expérience même que vous permet de faire la méditation; suspendre nos pensées.
Beaucoup y aspirent, beaucoup y parviennent, mais beaucoup aussi ne font pas cette expérience par peur inconsciente de rencontrer le vide (ou la vacuité qui est différent néant). Nos pensées nous tiennent compagnie à chaque instant de notre vie, elles maintiennent notre cerveau dans une activité permanente. Si nous le laissons sans travail, sans occupation, que va t-il se passer? Face à quoi ou à qui vais-je me retrouver?

Ce questionnement est naturel puisque nous n’avons été pas éduqués à cette compréhension de qui nous sommes, de ce qu’est la Vie, et de la nature de notre relation à l’Univers, au Cosmos, à la Création.

Nous passons beaucoup de temps avec nos pensées qui d’ailleurs tournent souvent en boucle dans notre tête, mais nous n’avons pas appris à aller à la rencontre de nous-mêmes, de notre Soi en empruntant la voie du silence intérieur.

 

Le silence et le vide nous impressionnent, comme nous impressionnait l’obscurité lorsque nous étions enfants.

Avant de commencer à pratiquer j’ai lu et entendu beaucoup de choses sur la méditation et sur ses bienfaits au niveau  physique, mental et émotionnel.
Au niveau physique la méditation aide à prendre conscience de notre corps dans ses diverses dimensions, son volume, ses formes, sa composition, jusque dans nos moindres cellules nous pouvons ressentir l’énergie de Vie, l’énergie Universelle  (qi/chi en chinois, ki en japonais) qui circule à travers nous et nourrit chaque composant de notre corps (organes, tissus, liquides, cellules, os, muscles). La méditation par le biais de la respiration consciente permet le relâchement des tensions, et amène le calme et la détente en nous.
Au bout de quelque temps de pratique, on observe cette même détente au niveau de notre esprit. Les premiers temps il est très difficile de calmer le mental. Le mieux est de ne pas chercher à résister aux pensées qui arrivent; il suffit de les laisser passer sans les retenir, sans s’accrocher à elles. En fixant notre attention mentale sur un point (le 3éme oeil ou  le Coeur sacré au niveau du thymus) les pensées au bout d’un moment cessent d’elles-mêmes.
Il est plus difficile de parler de ce que la méditation amène à vivre sur le plan émotionnel; cela va dépendre de chacun et de ce que la personne s’autorise à ressentir.

 

La méditation est vraiment une expérience personnelle vers laquelle on va sans rien attendre de particulier mais juste avec l’intention d’accueillir ce qui va se passer en nous, et cela peut être très différent d’une fois à l’autre.

 

Si j’avais du attendre de savoir cuisiner comme un chef, je crois qu’il y a longtemps que je serai morte de faim! Il est plus simple qu’on ne le pense souvent de suivre ses envies, ses intuitions, de se laisser aller vers ce qui nous parle; on ne risque rien à écouter notre Coeur; lui sait ce que nous ne savons encore.
Si vous sentez que la méditation pourrait vous aider à retrouver calme et sérénité, ou si vous avez juste besoin de vous accorder un temps de silence et de reconnexion à votre Moi profond, lancez-vous et essayez. Si vous le sentez vous pouvez commencer par méditations guidées. Il vous sera peut-être plus facile de vous laisser porter par une voix qui va vous guider dans la respiration et vous amener à lâcher des résistances.

Je vous invite à découvrir les méditations de Sophie Riehl.
Vous pouvez aussi rechercher sur Youtube des méditations selon des sujets qui vous appellent. Il suffit de taper, ‘méditations guidées’ et d’ajouter par exemple  ‘ancrage à la terre, harmonisation des chakras, reconnexion à l’enfant intérieur, nettoyage des mémoires, ouverture du Coeur…’

Je voudrais terminer en vous partageant l’essence d’un petit livre trouvé sans le chercher vraiment, et qui m’a inspiré l’écriture de cette page; il s’agit de Comment commencer à méditer de Thich Nhat Hanh, Maître bouddhiste vietnamien et fondateur de la communauté Village des Pruniers*.

 

Voici quelques extraits :

  • Le secret pour créer un lieu de méditation chez soi est de créer un espace où l’activité s’arrête.
  • Si vous vous arrêtez et vous concentrez sur votre respiration, ne serait-ce que pour quelques souffles ou pendant une ou deux minutes, cela vous sera très salutaire.
  • Asseyez-vous pour le simple plaisir d’être assis: il n’y a aucun but à atteindre. Chaque moment de méditation assise vous ramène à la vie.
  •  Si vous possédez une pièce de respiration, vous possédez un sanctuaire, un lieu où revenir à vous-même pour retrouver la paix.
  • Un autel domestique constitue un témoignage de respect à nos ancêtres et au monde qui nous entoure. Ce geste nous rappelle que tous les objets de notre amour sont aussi en nous.
  • Aimer c’est d’abord nous accepter tels que nous sommes.

Notre corps, notre esprit et notre âme ont besoin que nous leur apportions de la paix et du repos. Dans l’agitation quotidienne de nos vies, nous restons souvent sourds à cet appel. En décidant de prendre quotidiennement un temps pour répondre aux besoins de mon Être, je me respecte et je respecte la Vie qui Est en moi.

L’esprit envahi de souvenirs et préoccupé par l’avenir perd la fraîcheur de l’instant présent.Nous sommes alors incapables de reconnaître la simplicité lumineuse de l’esprit qui est toujours présente derrière le rideau des pensées.     Matthieu Ricard

 

Méditation du miroir   Sophie Riehl

 

 

 

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