S'éveiller à sa Puissance Créatrice pour être pleinement Soi

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Des petits Je de l’ego au grand Soi

Posté par Danièle Péralez dans Blog, du Moi au Soi, Eveil & Spiritualité 03 Juin 2015

Entre l’identité, le caractère, la personnalité, le Moi, le Soi, l’ego il faut bien reconnaître qu’à moins de s’intéresser de près au développement personnel, il n’est pas évident d’attribuer à ces mots une signification qui parle à tous et dans laquelle chacun peut se reconnaître.

C’est en croisant ces mots un nombre incalculable de fois dans des sources différentes, que je me suis approprié chacun de ces termes. Mon propose n’est donc pas ici de couvrir tous les champs sémantiques de ces mots, mais de vous partager le cadre de référence que je leur donne, aussi bien dans mes écrits que lorsque j’accompagne une personne.

L’Ego, quête d’identité

Peut-être avez-vous déjà lu ou entendu l’expression suivante les petits JE de l’ego en vous demandant quelq sont ces JE et peut-être même avez-vous été tenté de lire ou d’entendre  les petits jeux de l’ego !

Lorsque nous arrivons au monde nous ne naissons pas avec le conscience du JE; celle-ci apparaît au cours de notre développement physiologique, psychique et mental. Notre JE  est directement impacté par influence du modèle familial et social dans lequel nous grandissons.  Dans les premières années de sa vie, l’enfant n’a pas accès à la conscience identitaire; il se développe sans savoir s’il est une fille ou un garçon, en ignorant son nom et son prénom et tout un tas d’autres choses liées à son identité; l’enfant se fiche de savoir qui il est, il Est tout simplement.

Ce niveau de conscience du JE identitaire l’enfant y accède plus tard par la parole d’abord au sein de la cellule familiale d’abord puis à l’école ensuite .  Le JE identitaire est celui à travers lequel nous nous définissons selon notre sexe, nos noms et prénom(s), notre filiation, nos traits physiques, nos date et lieu de naissance. 

Au fil des années nous ajoutons à ce JE un statut social; je suis étudiant, pharmacien, plombier, infirmière, sans emploi,  je suis l’époux/l’épouse de …., je suis le père/la mère de …… . De l’identité civile on passe à l’identité sociale qui va nous confère un statut, un rang, une reconnaissance dans la société; celle-ci fait que l’on est accepté ou pas, reconnu ou pas dans certaines classes et certains réseaux.

Le JE identitaire nous positionne au niveau social. 

Le second JE est le JE de lexpression mentale de notre personnalité. Ce JE  se construit lui aussi depuis l’enfance et évolue au fil de notre existence. Pour parler de la personnalité que l’on associe souvent au caractère pour évoquer nos qualités et nos défauts, j’aime prendre l’image des étiquettes ou des postit que l’on colle sur le réfrigérateur pour bien fixer ce qui ne doit pas être oublié. Ainsi dès la naissance et parfois même avant, on nous colle des postit qui disent à peu près ceci: c’est un bébé agité déjà dans le ventre, ce sera sûrement un nerveux ou une nerveuse; il a le même double menton que l’oncle Henri; tout le caractère de sa grand-mère; il fait rire tout le monde en classe, on va en faire un clown; personne ne veut jouer avec elle, c’est une boudeuse; elle n’aime pas l’école, on ne sait pas ce qu’on va en faire.

Bien sûr que certaines de ces phrases ont l’air tout à fait anodines et inoffensives. Mais souvent entendues, répétées, ajoutées les unes aux autres et prononcées par des personnes qui souvent nous sont chères, ces phrases finissent par devenir des vérités pour celle ou celui qui les reçoit. Notre inconscient s’imprègne et engramme toutes ces étiquettes, et de façon consciente ou non, l’enfant va s’employer à adopter des attitudes qui correspondent aux étiquettes qu’on lui a collées.

Même si intérieurement, le jeune enfant de 7 à 9 ans sait qu’il n’est pas ce qu’on dit qu’il est, il va se fondre dans le personnage du boudeur, du joyeux, du paresseux, du volontaire, du difficile, du docile, du colérique, de l’obéissant, de intelligent, du limité … .  Il fera bien quelques tentatives pour exprimer quelle est sa vraie nature mais face à ses parents qu’il aime, respecte et craint, face à des maîtres qui ont autorité sur lui, il y renoncera vite car il ne se sentira pas écouté et encore moins compris.

On commence à voir pourquoi le JE authentique que j’appelle aussi le Moi profond, l’Être intérieur va progressivement mais de façon certaine, s’effacer, se dissimuler derrière divers masques; celui du gentil, du méchant, du courageux, du peureux, du fonceur, du craintif, du timide, du leader, du suiveur, de l’aimant, de l’insensible, de l’autoritaire, de l’indifférent, de l’orgueilleux, de l’envieux … . Comme dans la Comedia del Arte nous habitons des personnages à travers lesquels s’expriment différentes facettes d’une personnalité que nous nous sommes fabriquée.

Pour résumer le JE ou l’Ego de personnalité ou encore le Moi, est cette personne que nous devenons au fil du temps en ré-action aux messages que nous avons perçus dans l’enfance, mais aussi en fonction de nos intentions, de nos besoins de protection, des circonstances et situations que nous vivons, et des personnes que nous fréquentons.

LEgo de personnalité est ce que nous croyons que nous sommes mais qui n’est en fait que la partie visible de l’iceberg. Il est ce que nous nous donnons à voir de nous-mêmes, ce que nous donnons à voir aux autres, et ce que les autres nous renvoient de nous-mêmes par effet miroir.

Ce serait une erreur que de limiter notre Être à cette seule forme d’expression qu’est l’ Ego de personnalité souvent perçu de façon négative, et que l’on l’assimile à l’orgueil, à la fierté, à la suffisance.
On parle de gros ego lorsque qu’une personne a tendance à exprimer haut et fort sa personnalité, lorsqu’elle manifeste une forte estime d’elle-même, ou au contraire d’un faible ego pour parler d’une personne qui montre peu de confiance et d’estime d’elle-même.
Mais qu’il y a t-il derrière les masques des personnages de l’orgueilleux, et du timide? Peut-être bien une seule et même personne qui dans l’enfance n’a pas été suffisamment vue, reconnue, valorisée, encouragée par l’un de ses parents (ou les deux), et qui a développé une réponse différente et personnelle pour masquer sa blessure.

En fonction de notre sensibilité émotionnelle nous allons mettre en place dans l’enfance des réponses pour nous protéger de ce qui nous fait mal (sentiment d’abandon, de rejet, de trahison, d’injustice, d’humiliation).

Dans l’exemple de l’orgueilleux et du timide, le premier aura besoin d’affirmer hautement ce qu’il est, il essaiera d’avoir toujours raison, il cherchera à ce qu’on le voit, qu’on l’entende, qu’on le reconnaisse, il se challengera souvent pour prouver aux autres et à lui-même sa valeur. Tandis que le timide adoptera une attitude de repli sur lui-même, il préférera se faire oublier des autres, il recherchera la sécurité avant tout, il n’aimera pas prendre de risques, ni s’exposer aux regards et à l’appréciation des autres.

Ces exemples nous invitent à la prudence lorsque de façon souvent hâtive nous avons tendance à qualifier et à juger les autres au premier abord. Ce que nous percevons d’eux n’est qu’une expression infime de qui ils sont. Cela peut ou ne pas nous convenir, mais nous pouvons  toujours avoir à l’esprit qu’il ne s’agit que d’un masque que la personne porte, et laisser une porte ouverte pour en découvrir d’autres facettes.

Le Soi, le Coeur du coeur

L’Ego ou le Moi  se construit et se nourrit essentiellement comme nous venons de le voir, de ce qui est extérieur à nous (étiquettes, conditionnements, croyances, peurs …), tandis que notre Soi lui se nourrit de ce qui est logé au plus profond de nous. Il est la partie immergée de l’iceberg.

Notre Soi est cette part de notre Être qui n’a pas besoin de la connaissance pour savoir.  Il est la mémoire de notre Âme, il est notre conscience.

Lorsque nous désirons avoir une réponse à question qui est importante pour nous, c’est vers notre Soi que nous devons nous tourner.
Le Soi émane de la Source originelle  – du Tout, de l’Univers, de Divin, de la Création selon le mot qui convient à chacun – et reçoit d’elle de façon continue l’Energie créatrice, l’Energie universelle.
Cette énergie est présente en tout ce qui Est, quelle que soit sa forme, sa matière ou la dimension dans laquelle est se manifeste. C’est de cette même Energie qu’est constitué l’Univers; elle est l’essence même de la Vie par le pouvoir créatif qui est le sien. Sans l’existence de cette Energie, aucune forme de vie (végétale, animale, humaine) ne serait possible sur Terre.

L’Energie universelle est présente en nous que l’on en ait conscience ou pas, elle se diffuse à l’intérieur de tout notre corps physique jusque dans nos moindres cellules, mais aussi au-delà de nous à travers nos différents corps subtils, que je vais appeler l’aura pour ne pas entrer ici plus dans le détail. Entre le coeur et la glande thyroïde, vers le milieu on peut ressentir un petit creux derrière lequel se trouve le thymus; on l’appelle aussi le chakra du Coeur sacré. En portant notre conscience à ce niveau nous pouvons ressentir physiquement l’énergie de notre Soi, le souffle de Vie de notre Âme.

Comme pour tout ce que vous lisez ou entendez, ici même ou  ailleurs, il ne vous est pas demandé de croire, il vous est juste offert la possibilité de faire l’expérience d’une autre perception de qui vous êtes, et de vous proposer une autre grille de lecture sur votre relation à la Vie et au Tout.
C’est pourquoi je vous invite à essayer de vous poser, de prendre un temps de silence, un temps de méditation pour ressentir en vous si ce que vous lisez vous parle ou non.
Lors d’une  méditation vous pouvez demander à ressentir votre Coeur sacré, à vous relier à lui et à y recevoir toute la Lumière de la Source nécessaire pour vous sentir en conscience présent à vous-même, présent à votre Soi.

Notre Soi est notre Moi authentique, notre Moi profond, il est le Je Suis, le  I am.

Notre Soi ne juge pas, ne critique pas, ne condamne pas, ne compare pas, il nous aime d’un amour inconditionnel, tel que nous sommes, et nous guide toujours vers ce qui est le plus juste pour nous, à condition toutefois que nous le lui demandions!

Mais me direz-vous en quoi le fait de me relier à mon Soi m’aide t-il à mieux vivre?

Le Soi peut être considéré comme un moyen de ressentir au fond de soi plus d’harmonie, de paix, de joie, d’amour, de gratitude, de connexion à tout ce qui nous entoure et d’alignement sur qui nous sommes vraiment.

Lorsque je sais que j’ai en moi une réserve d’amour, de confiance, d’écoute, de soutien inépuisable et totalement désintéressée; lorsque je sais que je peux me tourner vers mon Être intérieur et y puiser tout ce qui m’est nécessaire pour dépasser mes peurs, guérir mes blessures, réparer mes manques, trouver du courage; lorsque que je sais que je peux me relier à mon Coeur sacré et lui demander de me guider, d’éclairer mon chemin lorsque je doute; lorsque je sais tout cela je ne me sens plus seul(e) dans la Vie; je Suis la Vie. Je me sens inconditionnellement aimé(e) pour ce que je Suis et je peux alors avancer en conscience et en confiance sur mon chemin de Vie.

L’ Union Sacrée de l’Ego et du Soi

On  a tendance à rendre l’Ego surtout celui de l’autre,  responsable de nos difficultés relationnelles, et à chercher à en prendre le contrôle. Cette voie n’est pas celle qui mène à la transformation et à l’amélioration de nos relations. Ce n’est pas l’ego qui pose nous problème mais son excès en trop ou en moins.

La fonction du mental est d’analyser, de rationaliser, de comparer, d’évaluer, d’ordonner, de juger, d’imaginer, de concevoir. Il confie ce travail à notre cerveau, et entretient ainsi la dualité entre le bien et le mal, le devoir et l’envie, le coeur et la raison, le trop le pas assez, il nous oppose souvent aux autres, mais aussi il crée en nous des conflits intérieurs entre notre Ego et notre Soi.

Notre Ego nous l’avons vu repose sur un système de croyances et de conditionnements à partir desquels nous nous sommes bâtis des certitudes. Or le mental n’aime pas remettre en question ses vérités, alors il entre en résistance, il se ferme, s’oppose, nie, cherche à dominer l’autre, parfois même s’impose avec force et violence. C’est dans l’expression de cette résistance au changement que l’ego se montre le plus excessif, voire dangereux pour nous-mêmes et les autres.

C’est quand l’Ego est le plus éloigné de notre Soi, de notre Coeur sacré, qu’il devient orgueil et empêche toute évolution de notre Âme.

Si nous nous laissons enfermer par notre ego, si nous le laissons diriger nos pensées, nos paroles et nos actes; si nous sommes en permanence en train de nous cacher derrière un masque, un personnage; si nous ne nous laissons jamais aller à Être ce que nous sommes, un Être authentique avec nos forces et notre vulnérabilité, nos convictions mais aussi nos doutes, alors nous devenons la marionnette, l’objet, l’otage de notre ego. Nous nous privons de toute possibilité de contacter la part la plus vraie de notre Être, celle qui contient notre Vérité, celle qui nous mène à la pleine réalisation de qui nous sommes et de ce que nous sommes venus vivre dans cette incarnation.

L’Ego fait partie de nous-mêmes, mais nous ne sommes pas notre Ego. Il s’agit pour nous de le reconnaître lorsqu’il se manifeste et de le remettre à sa place lorsqu’il se montre un peu trop envahissant.

Nous disposons d’un excellent sonar pour nous indiquer à quel moment il nous faut être vigilants; ce sont nos émotions. Selon l’état dans lequel vous vous sentez face à une situation ou en présence de personnes, vous pouvez instinctivement savoir quel masque vous portez, quel personnage vous jouez. Si cela vous est agréable, facile, vous procure de la joie, du plaisir, du bien-être, vous motive, vous enthousiasme, vous êtes alors dans l’authenticité, aligné sur vous-même, dans votre Soi relié au coeur.
Si au contraire vous ressentez du désagrément, de la contrainte, de la peur, de la colère, de la jalousie, de la déception, de la frustration, de la peine, c’est que la situation que vous vivez est venue réveiller quelque chose que vous avez à régler, à dépasser avec vous-même (l’autre n’est que le reflet de moi-même). Si vous n’en avez pas conscience, vous allez laisser votre ego dicter votre réaction, et c’est là que les choses peuvent tourner au conflit intérieur ou extérieur. Le conflit est l’expression de quelque chose qui en nous refuse de céder. 

Combattre l’ego, chercher à le nier, à l’étouffer ne ferait que lui donner plus de force et de résistance. Au contraire nous avons tout à gagner à vivre en équilibre et en harmonie avec lui. Notre personnalité et notre créativité n’auront que plus d’espace et de liberté pour pouvoir s’exprimer librement et de façon authentique.

En ouvrant en vous un chemin vers le Coeur sacré vous permettez à votre ego de se ré-harmoniser et de s’équilibrer dans l’amour, le respect et la confiance vis-à-vis de vous-même. Vous permettez à votre Âme de réparer, de comprendre, de réaliser ce pour quoi elle a fait le voyage.

On a tort de vouloir opposer le Coeur (Soi) et le Mental (Ego) ils sont parfaitement capables d’unir leurs voix, et nous, d’entendre leurs messages.  Leur union est notre force, elle est ce qui nous tient debout à la fois parfaitement ancrés dans la réalité de la Vie, et reliés à la Source originelle, au Tout.

Re-faire connaissance avec Soi

Pour terminer je voudrais proposer quelques questions-réflexions à celles et ceux qui décideront de regarder leur Ego en face et de se mettre en chemin vers leur Soi, pour unir les deux !

– Revisitez vos croyances sur différents sujets tels que la famille, l’amour, l’argent, le travail, l’éducation, le couple, l’amitié …

– Voyez lesquelles de vos certitudes vous ont souvent opposé aux autres, ces certitudes sont-elles les vôtres ou vous ont-elles été soufflées ?

– Soyez observateur et prenez conscience de ce que vous induisez dans vos relations aux autres à travers vos pensées, vos paroles et vos actes.

– Demandez-vous comment vous percevez la réalité et quelle interprétation en faites-vous.

– Montrez-vous aimant pour vous-même,  reconnaissez vos forces, acceptez vos faiblesses, félicitez-vous, encouragez-vous.

– Accordez-vous le droit à l’erreur sans crainte d’être jugé ou de perdre la face.

– Soyez à l’écoute de vos vrais besoins ; ceux qui vous procurent de la joie, de l’amour, de la paix intérieure.

– Apprenez à reconnaître vos torts et exprimez-les aux autres avec simplicité et sans culpabilité.

– Libérez-vous de ce que vous tenez pour vérités, avec lesquelles vous ne vous sentez plus aligné, en accord. 

– Limitez vos buts égotiques pour vous ouvrir à des projets qui vous relient aux autres par le cœur.

– Neutralisez vos attentes par rapport aux autres en tenant compte de qui ils sont, et sans chercher à les changer ou à les convaincre que vos idées, vos points de vue valent mieux que les leurs.

– Osez porter la contradiction sans agressivité, affirmez vos opinions avec assurance.

– Faites preuve de souplesse plutôt que de rigidité. La souplesse ne veut pas dire soumission ou abnégation.

– Gardez-vous du  faux dévouement désintéressé qui ne vise qu’à servir vos propres intérêts et à satisfaire votre ego de façon subtile.

– Pour maintenir un ego de bonne taille ! pensez à vous demander,
Est-ce que je me traite bien ? Suis-je juste dans cette relation ? Ai-je fait de mon mieux ? Comment puis-je m’améliorer ?

  • […] ⇒ Voir vos propres résistances. Derrière toute situation de conflit (avec soi-même ou avec les autres) se cache une résistance. Pour parvenir à débusquer vos résistances, demandez-vous : A quoi est-ce que je résiste ? A quoi est-ce que je tiens tant et que je ne veux lâcher ? A quelles croyances suis-je tant attaché ? Qu’est-ce que je crains de perdre ? A quoi ai-je peur de devoir renoncer? Ces questions vont révéler votre propre processus d’aliénation dicté par votre ego. […]

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