S'éveiller à sa Puissance Créatrice pour être pleinement Soi

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Cultiver une attitude intérieure propre au bonheur

 

Cultiver une attitude intérieure propre au bonheur

Posté par Danièle Péralez dans Blog, Être- Penser- Agir 02 Déc 2018

Selon une projection de l’Organisation Mondiale de la Santé, les problèmes de santé mentale liés au mal être comme la dépression, seront la première cause d’invalidité dans le monde d’ici 2030.  

Cette  froide prévision ne doit pas nous faire plonger dans un abîme de pessimisme et de gravité, nous ne ferions alors que participer à sa validation. Néanmoins nous devons la considérer avec sérieux si nous voulons contribuer à la démentir, et y voir l’opportunité de prendre conscience de l’impact du bonheur sur la qualité de notre vie et de notre santé physique, psychique, émotionnelle.

S’il vous était possible d’échapper à cette prévision que décideriez-vous de faire ?
Vous êtes-vous récemment demandé ce qu’ être heureux signifie pour vous?
Quels sont vos propres indicateurs du bonheur ?

Comment évaluez-vous personnellement votre niveau de bonheur ?

 

Le thème du bonheur est à la mode, il est décliné sous tous les formats, magazines, émissions, réseaux sociaux, séminaires, conférences, et pourtant il semble qu’il n’y a jamais eu autant de personnes aussi éloignées du bonheur.

Vivant dans une société qui s’est développée sur la base des échanges commerciaux, nous n’avons pu échapper à l’idée que le fait de posséder des biens de consommation était indispensable à notre bonheur. Nous avons donc cru que pour être heureux il nous fallait posséder toujours plus, oubliant la place de l’être au seul avantage de l’avoir.  

Nous avons donc consacré beaucoup de notre temps à courir après le fameux sésame qui allait nous permettre d’accéder au bonheur; ce sésame n’est autre que l’argent.  Certains se sont mis à l’adorer, à le vénérer, à ne vivre que pour lui, à désirer en posséder toujours plus. Et d’autres se sont mis à le détester par manque d’en posséder. Nous avons donné à l’argent un super pouvoir, celui de faire notre bonheur ou notre malheur.
On le sait l’argent n’a en soi aucun pouvoir si ce n’est celui que les hommes lui ont donné pour exercer leur pouvoir de domination sur les autres. Les puissants comme on les appelle ont bâti un système de proportionnalité entre puissance et argent; et nous vivons dans ce système.

Même si l »argent n’est pas directement responsable ni de notre bonheur, ni de notre malheur, il est une composante de notre réalité quotidienne avec laquelle nous devons composer notre vie.

Nous devrions tous réfléchir à la relation que nous entretenons avec l’argent, et nous serions nombreux surpris de constater à quel point nous nourrissons une relation confuse pour ne pas dire antinomique avec lui : nous l’aimons autant que nous le détestons.

Les crises économiques successives que traversent nos sociétés nous poussent à reconsidérer notre relation au bonheur, à repenser nos priorités, à ouvrir les yeux sur les effets des excès de notre consommation, à repenser notre société en terme collectif, de partage et d’équilibre.

Cette contradiction nous la vivons au quotidien car l’argent aidé par un système qui a su le rendre indispensable à nos vies, est devenu une quête, une préoccupation, une nécessité, un objet de conflit.  L’argent est souvent présenté comme quelque chose de sale, de dangereux, de nuisible, parfois même de honteux. Cette image de l’argent est véhiculée dans la conscience collective par des phrases comme l’argent ne fait pas le bonheur mais y contribue, l’argent transforme les gens, l’argent divise les familles, les gens sont prêts à s’entre tuer pour de l’argent, l’argent est mal réparti, on ne prête qu’aux riches, l’argent va à l’argent, plaie d’argent n’est pas mortelle  …

On le voit il n’est pas toujours simple de nouer avec l’argent une relation équilibrée, cohérente et alignée sur nos valeurs.

En prise avec cette relation duelle à l’argent, certaines personnes font du besoin de posséder leur priorité première; elles y consacrent le plus clair de leur vie,  bien souvent au détriment d’autres indicateurs du bonheur tels que l’amour, la famille, la santé, les amis.

Les biens matériels , ils répondent à nos besoins élémentaires, participent à nous offrir une satisfaction personnelle, nous permettent de nous faire plaisir.

Les biens matériels répondent à nos besoins de base et de sécurité pour nous-mêmes et notre famille (se nourrir, se couvrir, se loger, se soigner), ils nous sécurisent, nous assurent une certaine reconnaissance sociale, un certain confort de vie.

Mais nos possessions matérielles remplissent aussi d’autres fonctions moins visibles car plus subtiles ; elles nous servent parfois de rempart. Le besoin de possession masque parfois des blessures émotionnelles non guéries, il tient lieu de réparation, ou de compensation à ce qui nous manque par ailleurs (estime de soi, besoin d’être aimé pour qui l’on est vraiment, harmonie d’un foyer, appartenance à une famille…).
Il n’est pas rare d’observer chez certaines personnes qui ont un comportement  d’achats compulsifs ou dans le besoin de toujours posséder davantage, un grand vide intérieur et un sentiment profond de solitude.

C’est justement cette attitude intérieure propre au bonheur que cliniciens et scientifiques ont étudiée. Leur conclusion est sans appel

Les facteurs intrinsèques comme les liens sociaux, la générosité, la gratitude, le partage sont des prédicateurs du bonheur plus importants, que des facteurs extrinsèques tel que le pouvoir, les titres, la célébrité par exemple.

La démarche qui consiste à cultiver chaque jour une attitude intérieure propre au bonheur est à la portée de chacun ; elle permet de nous sentir heureux dans l’atteinte d’un équilibre entre l’avoir, l’être et le faire.

Peu vantée par les médias, jamais enseignée dans les écoles, cette démarche reste trop souvent méconnue. Et pourtant, « cultiver une attitude intérieure au bonheur » est une chose qui s’enseigne et s’apprend à tout âge.

Nous avons souvent tendance à passer par l’expression de ce que nous désirons éviter, ce que nous craignons ou ce qui nous n’avons pas, et sommes beaucoup plus en peine pour dire clairement quelles sont nos aspirations profondes, en quoi ce que nous aimerions réussir ou acquérir, rendrait notre vie différente, en quoi notre vie prendrait un tout autre sens. Cette difficulté tient essentiellement au fait que nous ne cultivons pas nos espaces intérieurs, nous occupons le temps, mais nous ne consacrons pas de temps à ce qui nous rendrait profondément et durablement heureux.

Cette loi nous enseigne en substance que tout ce qui est en ce monde est énergie, et qu’en conséquence par le pouvoir de l’intention et de la pensée nous créons notre réalité. Cette loi nous dit également, et là est peut-être essentiel du principe de cette loi, pour que se manifeste dans notre vie la réalité à laquelle nous aspirons, nos intentions, nos pensées et nos actions doivent être cohérentes et converger vers un même but. Autrement dit si notre désir est d’être heureux mais que nous ne savons pas pourquoi nous désirons être heureux, et que nous nous répétons à longueur de journée que rien ne va dans notre vie, que le bonheur est quelque chose d’inaccessible pour nous, nous cultivons nous-mêmes notre graine de frustration, de manque, d’insatisfaction.

C’est un peu comme si vous passiez commande d’un vêtement en oubliant de préciser la taille, la couleur et l’adresse de livraison ; il est peu probable que vous soyez correctement livré ! Il en est un peu de même pour tous les domaines de notre Vie. Si je ne sais pas ce que je désire ressentir, éprouver, partager, créer, si les messages que j’envoie à l’Univers sont confus, parfois contradictoires, si mes désirs vont dans un sens mais que mes pensées, mes paroles et/ou mes actes vont dans une direction opposée, je ne peux attirer dans ma vie les circonstances potentiellement susceptibles de me rendre heureuse.

Il existe de très nombreuses pratiques pour nous aider à cultiver une attitude intérieure propre au bonheur, en voici quelques-unes

 

1. Définissiez vos besoins dans chaque domaine de votre Vie (affectif, relationnel, physique, matériel, culturel, spirituel…).
Faites-le en tenant compte de qui vous êtes et non du voisin, de votre famille ou des diktats de la société. Nous n’avons pas tous les mêmes besoins, et peu importe si vos besoins diffèrent de ceux de votre entourage ; ce sont les vôtres.

2. Définissez vos sources de bonheur.
Demandez-vous ce qui vous procure le plus de bonheur ? Ne vous limitez pas à ce que vous faites dans votre quotidien à ce jour, mais accordez-vous le droit d’exprimer aussi tout que vous aimeriez faire et qui serait pour vous source de bonheur et d’épanouissement.

3. Accordez plus de temps à faire ce qui vous rend heureux.
Quelle place réservez-vous dans votre agenda, à toutes ces choses qui vous rendent heureux ? Si vous considérez que ce temps est insuffisant, appliquez-vous à nettoyer votre agenda de tout ce qui est accessoire et ne contribue pas à votre bonheur. Vous serez surpris de constater que chaque jour vous pouvez dégager de précieuses minutes à faire des choses qui vous rendent heureux. Accumulées les unes aux autres, vous convertirez ces précieuses en ces minutes en précieuses heures !

4. Apprenez à mieux vous connaître et à vous respecter.
Le bonheur est avant tout une ressource intérieure. Nous possédons tous cette aptitude à être heureux, mais nous ne savons pas toujours que la source du bonheur est en nous ; c’est pourquoi nous allons souvent le chercher à l’extérieur. Favorisez tout ce qui contribue à la connaissance de qui vous êtes vraiment, de votre identité profonde. Vous pouvez accéder à cette connaissance en commençant par l’observation de ce que vous aimez naturellement : activités, lectures, connaissances, environnement, tous types de centre d’intérêts … Pour aller plus loin dans cette connaissance de vous-même, vous pouvez vous faire accompagner par un professionnel qui vous aidera à clarifier votre projet de vie, par exemple.

5. Élevez votre niveau de conscience.
Soyez attentifs à vos pensées, vos paroles, vos actes et à vos émotions. Tout ce que nous pensons, disons, faisons a un effet immédiat ou différé sur ce que nous attirons à nous. Un sourire attire un sourire, un bonjour attire un bonjour, un s’il vous plaît attire un merci. Ne dit-on pas que ce sont dans les petits flacons que se concentrent les grandes fragrances ! Ces petits riens embellissent notre quotidien et celui de ceux avec qui nous les partageons, car il est contagieux.

Soyez attentifs à vos émotions Elles vous renseignent sur la nature de ce que vous vivez. Il est bien plus facile de s’entretenir dans le bonheur en cultivant la joie, le plaisir, le partage, l’amour, l’amitié, l’enthousiasme, la confiance, qu’en se laissant dominer par des émotions de doute, de peur, de colère, de jalousie, de haine, de tristesse, de rancune..

6. Explorez tous vos talents.
En nous libérant de certaines croyances limitantes et conditionnements, nous nous autorisons à faire sauter les verrous de toutes ces portes que nous croyons fermées, parce que nous pensons que nous n’en sommes pas capables, que cela n’est pas pour nous, que nous ne le méritons pas, que nous n’y avons pas droit.
En prenant conscience de toutes les limites que vous avez posées dans votre Vie, vous découvriez le nombre de choses que vous ne faites pas parce que vous n’osez pas, et non parce qu’elles sont impossibles. Parmi ces choses combien pourraient être des sources de bonheur ? Comparez-vous à vous-même et non aux autres. Appréciez vos progrès et encouragez-vous à les poursuivre.

7. Le bonheur a besoin de soin, d’amour et de gratitude.
Le bonheur est comme une graine que l’on plante ; il a besoin de soin et d’attention pour prendre racine, se développer et s’épanouir durablement. Nous avons malheureusement trop souvent tendance à prendre pour acquis tout ce qui nous est donné de beau à vivre. Pris dans l’agitation de notre quotidien, nous ne prenons que très rarement le temps d’apprécier et de remercier.
Plus vous serez attentif à cultiver une attitude intérieure propre au bonheur, plus les fruits que vous récolterez seront beaux et généreux.

Accordez chaque jour au bonheur quelques instants en conscience de vos pensées et de vos ressentis. Avant de commencer votre journée par exemple, programmez-vous une phrase pour centrer votre conscience sur tous les petits instants de la journée qui vont vous procurer du bonheur et pendant lesquels vous allez vous sentir juste heureux.
En fin de journée prenez un temps pour repenser à tous ces moments (en quelles circonstances les avez-vous vécus, avec quelles personnes les avez-vous partagés, que pourriez-vous faire pour les reproduire … ). N’hésitez-pas à noter et à relire tout ce qui nourrit ces instants de bonheur.

Arrosez quotidiennement votre bonheur d’Amour et de Gratitude.
Amour pour la Vie, pour vous-même et pour les autres.
Gratitude authentique pour tout ce qui est déjà dans votre vie source de joie. Le simple fait d’éprouver de la gratitude d’être vivant et de pouvoir apprécier le miracle de la vie, vous emplit instantanément d’une joie intérieure profonde.
L’amour et la gratitude sont des sources intarissables de bonheur.

Les mots n’enseignent pas. C’est l’expérience de vie qui vous apporte votre savoir. Mais lorsque vous entendez des mots qui correspondent vibratoirement au savoir que vous avez accumulé, il vous est parfois plus facile d’y mettre de l’ordre.  Abraham

Cessons un instant de courir après le bonheur,
pour prendre le temps d’être heureux
.

 

  • Palmyre 21 juin, 2014 at 10:10 / Répondre

    Tu as tout à fait raison, Danièle, on n’enseigne pas assez dans les écoles l’art d’être heureux. Je pense aussi que même si nous avons été heureux la plupart du temps dans notre vie, il se peut qu’à un moment donné nous ayons perdu le chemin du bonheur. Ce qui me rassure c’est que tu nous dises qu’on peut le rencontrer à nouveau à n’importe quel moment de notre vie, même s’il nous faut parfois un peu d’aide externe.
    C’est tellement vrai que lorsqu’on court sans cesse après le bonheur on oublie l’essentiel qui est justement de « prende le temps » d’être heureux !
    Il va sans doute falloir que fasse un petit tout du côté de chez toi pour me remettre sur les raïls.
    Bravo pour cet oasis de paix et de réfléxion qu’est ton blog, Dani’ele.

    • Danièle Péralez 22 juin, 2014 at 1:48 / Répondre

      Chère Palmira,
      Depuis longtemps j’applique à ma Vie cette devise « pour trouver son Chemin, il faut accepter de se perdre parfois ». C’est parce que dans ma Vie je me suis parfois « égarée » qu’il m’a été donné de trouver mon Chemin. Nous sommes tous amenés à vivre des moments où nous sommes poussés à repenser le sens de notre existence, à nous repositionner par rapport à un événement de notre Vie. Ces périodes déstabilisent, nous font douter de nous, des autres, nous fragilisent…Il y a 2 façons d’aborder ces phases que j’appelle « phase de transition »: 1- s’apitoyer sur soi et rendre les autres responsables de tout ce qui nous arrive; 2- s’interroger sur le message que nous avons à comprendre de ce que nous vivons, et y voir l’occasion d’opérer des transformations dans notre Vie. J’ai bien évidemment opté pour la 2de option! Et c’est dans ce sens que je développe ma pratique en Repositionnement de Vie. Rien n’arrive par hasard! Tout a sa raison d’être. Nous sommes les co créateurs de notre propre Vie.

      Je te laisse réfléchir Palmira, à ces quelques propos et reste à ton entière disposition pour t’accompagner.
      Amicale gratitude,
      Danièle

  • […] la 1ère partie de cet article  je vous invitais à vous poser ces questions […]

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