S'éveiller à sa Puissance Créatrice pour être pleinement Soi

  • Google+
  • LinkedIn
  • YouTube
 

Paroles de Femmme

Posté par Danièle Péralez dans Blog, du Moi au Soi, l'union du Féminin et du masculin 11 Mai 2016

Paroles de Femme


Nous sommes toutes des Femmes Lumière

Voici un peu plus de deux ans à présent, que  je chemine sur la voie du Féminin, de mon Féminin Sacré, de mon Processus créatif, de mon Unicité. Je ne sais pas si c’est lui qui est venu me chercher, ou si c’est moi qui suis allée à lui, ce que je sais c’est que nous cheminons ensemble.

Pour être très franche, au début je n’avais aucune idée du sens de cette association entre Féminin et Sacré. J’imaginais que cela allait m’amener bien loin de l’image du féminin, telle qu’elle nous est présentée et véhiculée à travers les médias notamment, et je crois que dans le fond, c’est bien  la découverte d’une toute autre signification et représentation de la femme que j’avais envie de faire.

Je pense être une femme ouverte d’esprit, curieuse et amoureuse de la vie, plutôt en phase avec son époque,  et cependant il m’a fallu attendre presque 50 ans pour comprendre le sens profond du Féminin , pour cesser enfin de l’opposer au Masculin, pour oser affronter  mes démons intérieurs, et comprendre qu’en tant que femme dans cette incarnation, je porte en moi des mémoires de souffrances faites aux femmes depuis la nuit des temps.

Chacune de nous porte en elle quelques-unes de ces mémoires , et c’est en cela que nous pouvons re-connaître en chacune de nous une  part  de ce que nous sommes ; fille, mère, sœur, amie, amoureuse, épouse, amante, femme libre, indépendante, instruite, ignorante, femme meurtrie dans sa chair, humiliée, battue, soumise ;  nous portons toutes en nous, une part de ces mémoires à travers notre lignée de femmes,  nos mémoires  transgénérationnelles et les mémoires de l’Humanité.  C’est  en cela que le mot sororité prend pour moi tout son sens.

images (2)

 

La vie s’est montrée généreuse avec moi, et a  placé sur mon chemin quelques belles fées, des Femmes Lumière qui ont cheminé avant moi vers leur Féminin Sacré, et qui avec sagesse et beaucoup d’amour, m’ont montré le chemin.

 

 

J’ai longtemps cherché à ouvrir des portes, je ne savais pas qu’il me fallait auparavant en fermer certaines ; j’étais dans l’ignorance.

J’ai longtemps cru qu’il fallait lutter pour trouver sa place dans ce monde, et plus encore en tant que femme dans un monde dirigé par les hommes, je ne savais pas que j’avais en moi des ressources  qui  égalaient les leurs ; j’étais dans la dualité.

J’ai longtemps cru que la lumière ne brillait que pour les autres, je ne savais pas allumer ma propre lumière; j’étais dans les ténèbres.

J’ai longtemps ressenti au fond de moi que quelque chose tapi dans l’obscurité, n’attendait qu’à naître, qu’à se révéler, qu’à s’exprimer, je n’osais me faire confiance ; j’étais endormie.

J’ai longtemps craint d’affronter mes ombres, là où se tapissent nos peurs les plus inconscientes, nos démons les plus inavouables ; j’étais dans la peur et le déni.

J’ai longtemps cherché à être aimée,  pour cela je pensais qu’il fallait donner, offrir, s’offrir, s’oublier, se consacrer, se résigner ; j’étais dans la quête.

J’ai longtemps pensé que rien n’était donné, que tout avait un prix y compris celui d’aimer et d’être aimée ; j’étais dans l’ignorance.

J’ai longtemps habité un corps de femme, ignorant mon féminin ; j’étais endormie.

J’ai longtemps combattu mon masculin, au lieu d’aller à sa rencontre pour mieux le connaître ; j’étais dans la séparation.

J’ai longtemps cherché la complétude à travers l’autre au lieu de la chercher en moi ; j’étais dans le doute et l’ignorance de moi-même.

 

Aujourd’hui  je reconnais ma lumière intérieure, je la laisse rayonner autour de moi, éclairer d’autres chemins.

Aujourd’hui je prends ma place, celle que je sens être la plus juste pour moi ;  je n’attends plus que les autres me l’accordent.

Aujourd’hui j’apprends à m’aimer et à aimer, sans attachement, sans peur de perdre, sans retenue, sans calcul, sans projection, sans remettre à demain.

Aujourd’hui j’accueille, j’observe, je ressens, j’écoute, je me laisse guider, je me fais confiance.

Aujourd’hui j’ai cessé de lutter, de donner force à ce que je voulais combattre ; tout est juste, il n’y a pas d’erreurs, seulement des expériences.

Aujourd’hui je laisse l’accord parfait se manifester dans l’harmonie de mon potentiel et de mes désirs.

Aujourd’hui chaque fois que je doute, je me relie à mon cœur sacré, à ma guidance intérieure qui m’informe sur le chemin à parcourir, sur les espaces à explorer.

Aujourd’hui je reconnais que pour créer la réalité que je désire, je peux m’appuyer sur mon féminin autant que sur mon masculin.

Aujourd’hui je me dis  qu’il n’y a ni début ni fin, ni passé ni futur, ni hier ni demain, que tout est continuum. En choisissant la Vie nous avons accepté d’incarner l’œuvre du Créateur et d’en recevoir son pouvoir ; à chaque instant de notre vie il nous est don-né la possibilité de manifester le pouvoir de Créer.

 

On se rév-aile ou se dé-voile  Femme dans l’unification de notre féminin et de notre masculin. Il en est ainsi également pour les hommes. L’homme qui va à la rencontre de son masculin dans ce qu’il a de sacré, découvrira et accueillera son féminin ; il s’unira à lui-même.
Naître Femme ou Homme est le choix de notre Âme ; notre tâche consiste à le devenir vraiment en incarnant ce choix dans toutes ses dimensions, dans toute sa diversité, en acceptant les parts d’ombre et de lumière ;  en laissant se révéler à nous-même la plus belle version de qui nous sommes afin de l’offrir au monde.

 

Avant de refermer ce message très personnel, j’avais envie de vous partager quelques extraits du livre de Caroline Gauthier Au Nom du Corps, dont je recommande la lecture à toutes les femmes (et hommes !) en chemin vers leur féminin.

« Toute femme possède en elle une pépite d’or qui lui permet d’illuminer son environnement; d’éclairer le monde, de nourrir sa vie, celle des hommes, des femmes et des enfants qu’elle rencontre. Mais pour se nourrir de cette pépite et en irradier les autres, il faut qu’elle soit consciente du trésor ou du Graal qu’elle possède en elle ; et qu’elle parte à sa recherche. «  p272

[…]

« La femme d’aujourd’hui  même si elle tente intellectuellement de se persuader de sa valeur en faisant une multitude d’activités ; si elle ne s’est pas encore connectée à sa puissance intérieure, si elle ne la ressent pas, elle ne pourra pas s’épanouir. Car cette valeur et cette puissance se ressentent à l’intérieur de soi. Quand elle les ressent, la femme n’a plus rien à prouver. Elle EST simplement ! » p273

[…]

« Je saisis par ces mots que mon salut passe par la nécessité de m’occuper de moi, de prendre du temps, et de rentrer dans cet espace de silence, dont Pauline me parle, étapes essentielles pour explorer mon féminin enseveli… »p273

[…]

« La phase dans laquelle je suis en ce moment est donc une phase de gestation, de vide et de silence, pour mon plus grand bien. Il n’est pas la peine que je lutte contre, en cherchant ce que je pourrai faire pour combler ce gouffre intérieur. » p274

« STOP les petites annonces ! Stop, les actions de tous les côtés sans en comprendre le sens ! Il est temps que je me recentre, que je retrouve mon propre axe avant de bouger … ÊTRE d’abord avant, et AGIR ensuite … » p274

[…]

« La réceptivité, valeur féminine par excellence, est quelque chose qui se cultive par de  l’écoute, de l’observation, du calme intérieur, du silence ! » p274

[…]

« Ce vide et ce silence sont des portes d’accès à mon féminin intérieur. Tout est parfaitement orchestré pour retrouver la femme en moi : les épreuves, la traversée de l’ombre, la reliance avec mon corps et mon sexe, mes émotions ; et maintenant le vide et le silence.
Toutes ces étapes je les vis en conscience : déconstruction, démantèlement, chaos, vide, gestation … le nouveau va avoir alors sa place …, quand tout sera prêt. Je passe des seuils au fur et à mesure.
J’ai tenté de fuir le vide. J’en comprends maintenant son caractère essentiel et vital. J’ai peur d’y faire face, mais je suis prête. » p274

[…]

« Je suis passée par là. Cela fait partie du processus de ton réveil ! Tout cela fait partie de ton chemin. Cela te permet de connaître tout ce qu’il y a de vivant en toi, de traverser toute la palette des émotions. Et la vraie connaissance est expérimentale, organique, et non mentale ! Y faire face pour sentir et faire les transformations nécessaires. Tu ne peux pas transcender ce que tu refoules. Tu ne peux pas dépasser ce que tu n’as pas expérimenté dans ta chair. » p278

[…]

« Marie-Madeleine est un symbole de ce processus de transformation : démantèlement, vide, désorientation, pour ensuite vivre la reconstruction et la résurrection vers une vie nouvelle. Le féminin est ce fameux cycle naturel. C’est ce processus de la nature, VIE/MORT/VIE. Ce sont ces étapes essentielles de la création et de la destruction. La perte apparente, le démantèlement, les épreuves, le vide, nous servent à lâcher les ombres et les démons, pour développer un amour plus grand. Ce processus VIE/MORT/VIE est naturel … Il est celui qui nous fait avancer vers notre essence profonde. »  p280

 

Extraits de Au Nom du Corps de Caroline Gauthier

 

 

 

Rejoignez-moi sur 

Postez un commentaire

Inscrivez-vous et recevez mon InfoLettre mensuelle